Mon Escapade sur le Chemin d'Arles.

 

 

Il y avait longtemps que je rêvais de faire une grande randonnée sur un chemin de Compostelle. Je vais enfin satisfaire cette envie sur la voie d'Arles. Pourvu que tout se passe bien!

 

 

Lundi 31 mai 2010.

Parti en train de Pau vers 12,30 heure, je fus à Montpellier vers 17,45 heure. Aussitôt arrivé, je m'empressai de gagner le gîte Saint Roch où j'avais réservé une couchette. J'y fus accueilli avec gentillesse par une Hospitalière et fis connaissance de l'un des trois randonneurs déjà arrivés;  celui-ci, Albert Deroide, devait, deux jours plus tard, devenir mon compagnon de route.

Après avoir installé ma couchette, je m'en fus visiter rapidement la vieille ville de Montpellier dont fait partie la paroisse Saint Roch.

Montpellier, église Saint Roch.

 

Saint Guilhem, le cloître du vieux monastère.

 

Mardi 1er juin.

Cette première étape, je l'appréhendais un peu; elle avoisinait les quarante kilomètres et, bien entendu, je n'avais jamais, depuis très longtemps, parcouru une telle distance en une seule journée. Aussi avais-je décidé de la ramener à environ 32 kilomètres. Dans cette optique, je pris le tramway, puis le bus pour rejoindre Grabels, à la sortie de Montpellier. Un peu énervé, mais heureux, je me lançai donc sur les routes du Languedoc. Puis, brusquement en marchant, il me vint une sensation curieuse, comme d'un manque; "et oui, c'est vrai , que je suis idiot, j'ai oublié mon appareil photo au gîte Saint Roch...  trop tard pour faire demi-tour, j'aviserai". Et je continuai à marcher avec le moral un peu en berne; et cela d'autant plus que je ne repérais pas les marques tant attendues du GR 653, les deux fameuses barres horizontales, une rouge et une blanche... enfin après quelques kilomètres, "oh miracle, les voici". A partir de ce moment, la randonnée se déroula sans problème jusqu'au fameux Pont du Diable où je m'offris une pause substantielle pour admirer l'ouvrage et l'ensemble du site. Les derniers kilomètres vers Saint Guilhem, dans les gorges découpées et encaissées de l'Hérault, furent parcourus en oubliant presque la fatigue.

Saint Guilhem, l'accueil au gîte de la Tour, un peu de repos et vite s'imposa une visite de cette vieille, très vieille ville. Sa conservation est telle que, si je n'avais pas aperçu les voitures, là-bas sur un parking, j'aurais pu me croire revenu quelques centaines d'années en arrière.

 

 

Mercredi 2 Juin.

La journée risquait d'être dure, (il y a 39 kilomètres jusqu'à Lodève), dans ce pays du Bas Larzac, avec sa végétation de maquis, ses roches blanches escarpées et ses combes très profondes qui obligent à de longs détours. Je partis donc avant 7 heure, plein d'entrain, muni d'un appareil photo jetable que je m'étais procuré la veille à Saint Guilhem. Et pour commencer, il me fallut gravir le cirque de l'Infernet. Pour moi son nom ne fut pas usurpé; en effet dans la montée, le sentier, à plusieurs fois, traversait des éboulis qui se prolongeaient tout en bas vers, vers ( vers l'Enfer quoi! Moi qui suis sujet au vertige et craint le vide plus que tout!). Il fallait alors que je me fasse violence, me forçant à ne regarder que mes pieds. Enfin le sommet tant attendu arriva et je pus pousser enfin un gros OUF de soulagement. Et pourtant, pour la plupart des randonneurs, ce sentier ne doit être qu'une rampe banale.

A partir de ce moment, l'étape se déroula dans un rêve. Tout en marchant, je pouvais admirer toute la plaine de Montpellier jusqu'à la mer Méditerranée que l'on devinait au loin entre ciel et terre.

J'arrivai à Saint Jean de Blaquière vers 13 heures et je m'y offris une longue pose.

Et puis, nouveau départ, il restait quand même une quinzaine de kilomètres. J'arrivai enfin à Lodève, après un détour inutile dû à un fléchage raté. A Lodève, je ne savais pas où se trouvait le gîte, aussi je pris la décision de gagner la Cathédrale Saint Fulcran, de m'asseoir  à l'ombre de ses murs, de téléphoner au gîte et d'attendre mon hôte qui vint me chercher à pieds; en fait le gîte n'était qu'à quelques centaines de mètres. L'accueil y fut très sympathique; et quelle ne fut pas ma surprise quand, une heure plus tard, Albert Deroide arriva. La soirée fut très agréable, notre hôte nous préparant les repas et nous contant ses aventures.

 

 

Le fameux Cirque de L'Infernet parait ici bien gentil sous un arc en ciel dû à une légère brume... Que c'est trompeur!

Lunas, un village qui nous apparu si reposant.

Petite place au bord du Gravezon

et face à l'ancienne église.

Jeudi 3 Juin.

J'avais prévu que cette étape me mène à Saint Martin d'Orb, cela faisait environ 32 km. D'un commun accord nous décidâmes de la raccourcir un peu en ne faisant pas le détour par Joncels. Nous partîmes vers 7, 30 heure. Le paysage commençait à évoluer, la garigue progressivement cédait le pas à des forêts de chênes verts et même sur certains versants à des étendues plantées de résineux. Malgré le soleil, du fait de cette végétation, nous cheminions le plus souvent à l'ombre.

En début d'après midi, nous arrivâmes à Bernagues; c'était le premier village que nous rencontrions depuis notre départ et nous espérions pouvoir y remplir nos gourdes et aussi nous reposer un peu. Notre surprise fut de trouver un village presque inhabité; un vieil homme se trouvait quand même dans la cour d'une grande bâtisse. Nous nous approchâmes pour demander de l'eau et puis une longue conversation s'engagea; cet homme semblait tellement heureux de pouvoir rompre un long silence imposé par sa solitude! Ce village, vraiment perdu dans la nature et éloigné de tout, n'est plus occupé que par 3 familles, soit onze personnes en tout.

Il nous fallut bien repartir, et, sans le vouloir, nous empruntâmes un sentier forestier très agréable qui, en évitant Joncels, nous amena directement sur Lunas. Un petit arrêt s'imposait pour visiter l'église et souffler un peu à l'ombre des arbres avoisinants.

Il ne restait plus qu'une dernière petite étape pour rejoindre Saint Martin d'Orb et le gîte Roselyne. Ce gîte privé, bon marché, nous fit un accueil formidable. "Il était délicieux cet apéritif au sureau, hein Albert!". Un bon repas nous fut offert, il ne nous restait plus qu'à faire notre gros dodo pour récupérer.

 

 

Vendredi 4 Juin.

Ce fut une très belle étape, dans les forêts du Haut Languedoc. Suivant l'altitude ou l'orientation des versants, les châtaigniers succédaient aux chênes, puis les hêtres aux chênes ou encore les résineux aux hêtres... que la forêt était belle et calme. L'un derrière l'autre, presque toujours en silence et plongés dans nos monologues intérieurs, nous cheminions en complète communion avec la nature.

Partis d'une altitude de 250 mètres, nous sautions les cols les uns après les autres, col des Clares, col des Vignères, col de Peyremale, col du Liourel, col de Serviès, col d'Ernest, col de Layrac, ceci entre 650 et 1000 mètres d'altitude.

Finalement cette étape fut peut être dure, mais avant tout elle fut pour nous deux un vrai régal. Et ceci fut en plus agrémenté par une surprise; alors que nous traversions le petit village de Mèdle et que nous n'étions pas très sûrs de la direction à prendre, nous entrâmes dans une maison où les gens finissaient leur déjeuner; "vous devez être fatigué, vous prendrez bien un verre de vin avec nous"? et c'est ainsi qu'en pleine forêt Languedocienne nous nous régalâmes d'un bon verre de Bourgueil.

Finalement nous arrivâmes à Saint Gervais sur Mare que nous nous étions donné comme terminus. Le gîte communal nous reçut tout simplement, mais confortablement. Et pour finir au mieux cette journée, nous nous offrîmes un petit repas dans un snack bar.

 

 

Une rue étroite de Mèdle sous le soleil du Languedoc.

A la sortie de Castanet le Haut.

 

Samedi 5 Juin.

Ce sera notre dernière journée ensemble. En effet, Albert devait quitter le chemin à  Murat sur Vèbre; quant à moi, j'avais décidé de quitter le GR 653 à la hauteur de Ginestet afin de rejoindre Fraisse sur Agout en empruntant le GR 71. Partis vers 7 heure, nous rejoignîmes Andabre en nous faufilant parfois sur un sentier à peine tracé dans les bois de châtaigniers. Puis après Castanet le Haut, à la hauteur du Prat de Cèbe, le paysage forestier s'estompa pour laisser une place de plus en plus importante aux prairies et aux cultures.  Arrivés à Ginestet, nous nous fîmes des adieux répétés, mais il fallait bien continuer notre chemin chacun de notre côté.

Après avoir tenté de suivre le GR 71, je me décidai d'emprunter plutôt la route départementale 53 car le sentier m'apparut mal repéré et mal entretenu. Je rejoignis successivement les villages de Salvergue, puis de Cambon avant de franchir le col de Fontfroide. Bien que la route serpentait dans un paysage de forêts et de prairies, cela n'avait pas le charme des sentiers de terre que j'avais utilisés jusqu'alors.

Arrivé à Fraisse, après cette longue étape, je me rendis à l'Office du Tourisme d'où une personne vint m'accompagner jusqu'au gîte communal situé auprès du terrain de sport. Ce gîte de bonne qualité me parut bien grand, car je m'y retrouvai tout seul.

 

 

 

Et on marche.

(Photo prise par Albert Deroide.)

 

 

Croix marquant de place en place

le balisage du Gr 645.

 

 

Et oui, c'est la séparation.

(Photo prise par Albert Deroide.)

 

 

Dimanche 6 Juin.

Ce devait être une étape assez courte, environ 28 kilomètres. Alors, le matin , je partis tranquillement vers 7 heures. Le ciel, si bleu jusqu'ici, avait pris une teinte menaçante et très rapidement il me sembla que j'entendais au loin rouler le tonnerre. C'était bien l'orage qui arrivait et avec lui, une pluie drue me surpris alors que je sortais de Salvétat sur Agout et que je retrouvais le GR 653. Je changeai alors mes plans et décidai de rester sur la route goudronnée jusqu'à Anglès, terminus de mon étape. Bien m'en pris, car il y eut d'autres averses au cours de la journée et j'appris le soir, au gîte, que de nombreuses portions du sentier étaient recouvertes de hautes herbes. Toujours est-il que je ne pus pas profiter des vues exceptionnelles sur le lac de barrage de la Raviège, tout était perdu dans la brume.

J'arrivai dans l'après-midi à la maison d'hôte de Peybarthès où j'avais réservé couchage et repas. Peybarthès est une ancienne ferme rénovée et encore en cours de rénovation, en pleine campagne, au milieu des prairies. J'y reçu un accueil sympathique, mais un peu plus emprunté que dans un gîte d'étape. Je pris mon repas avec un couple qui passait là, au calme, une semaine de vacances. Le soir il pleuvait encore.

 

 

Sous un ciel très bas, vue partielle du lac de Raviège.

Le village de Boissezon souriant

sous le soleil.

Lundi 7 Juin.

Au réveil, je jetai un rapide regard vers le ciel, "Ouf, il ne pleuvait plus, mais que le ciel était gris"! Après un petit déjeuner copieux, je me mis en route; mais, comme par hasard, le premier kilomètre de sentier était recouvert de hautes herbes encore trempées de la pluie de la veille. Alors, pour éviter d'avoir les pieds trop mouillés, avec mon bâton, je fauchais légèrement devant moi au fur et à mesure que j'avançais. Heureusement, très rapidement les chemins devinrent de qualité correcte et la météo s'améliora. La marche ne fut pas bien difficile, car l'ensemble de l'étape était descendante. Les paysages, où bois et espaces de culture alternaient, étaient plaisants, mais avaient perdu la grande beauté rencontrée les jours précédents. Et bien sûr, j'étais seul... n'était-ce pas un mal pour un bien; cette solitude me permit quelques retour sur ma vie; mes idées vagabondaient au gré des kilomètres, j'aurais presque pu croire, par moments, que je rêvais.

J'arrivai ainsi au village de Boissezon qui connut des heures de gloire avec ses filatures dont les bâtiments sont encore étalés le long du ruisseau du Rivaillou. Là, après une pause auprès d'une fontaine, je repartis vers Castres. J'y arrivai vers 16 heures et je mis presque une demi heure à trouver la demeure du Docteur Py qui gracieusement met sa maison à la disposition des pèlerins de passage. La plupart des commerces étant fermé le lundi, il poussa la gentillesse jusqu'à me conduire en voiture dans un petit supermarché où je pus acheter de quoi me faire un repas, pâtes, beurre etc... De retour nous restâmes à discuter un bon moment de la vie en général et de la sienne surtout, pleine de dévouement, de bonheurs et de malheurs familiaux; quel homme bon!

Le soir, j'eus la chance de rencontrer une pèlerine qui était allé dîner à l'extérieur; nous restâmes à parler un bon moment devant un bon café avant d'aller nous coucher chacun dans une chambre, inoccupée maintenant, des enfants du docteur Py.

 

 

Mardi 8 juin.

Ce matin là, je partis seul à 6,45 h, avec l'idée de traverser Castres doucement afin d'avoir une petite idée de son centre historique. A la sortie de la ville, je fus rejoins par la Pèlerine que j'avais rencontrée le veille chez le docteur Py. Alors nous continuâmes à marcher ensemble bien que son rythme de marche me semblait un peu rapide pour mes vieilles jambes. La campagne n'avait plus grand chose à voir avec ce que j'avais rencontré précédemment, les champs se succédaient, maïs, blé, tournesol et aussi des petits bois. Nous prîmes le temps de faire le tour du château de Viviers les Montagnes et enfin nous arrivâmes à proximité de l'abbaye Saint Benoît où nous nous séparâmes.

Je continuai seul, puis je fis un petit détour par le village de Sorèze, car l'on m'avait suggéré d'en parcourir rapidement ses rues moyenâgeuses. Après une halte d'une heure environ je repris ma route pour enfin rejoindre Revel et son pittoresque centre ville de forme hexagonale. Je me rendis à l'Office du Tourisme (logé dans l'ancien beffroi en plein milieu de l'hexagone) pour réserver une place au gîte municipal. 

Je garderai un très bon souvenir du passage dans ce gîte où la présence d'une Hospitalière me fut d'une grande aide, en me mettant en contact avec l'Hospitalier de Basiège où je devais faire étape deux jours plus tard. 

 

 

 

Sous la grisaille, le vieux centre de Sorèze.

La Rigole de la Plaine aurait pu être si belle avec un peu de soleil.

Mercredi 9 Juin.

Pas de chance, le matin il tombait une pluie serrée; j'enfilai donc mon poncho et "en avant"! Le chemin ne devait pas présenter de grandes difficultés car il suivait ce qui est ici appelé la Rigole de la Plaine. Ce cours d'eau artificiel permet, à partir des eaux de la Montagne Noire, via le lac de Saint Féréol, d'alimenter le Canal du Midi. Cette Rigole serpente donc en permanence au flanc des faibles mouvements de terrain de la région et, comme elle est doublée d'un sentier praticable utilisé par le GR 653, elle me permit d'atteindre le Canal du Midi sans trop de fatigue. La pluie cessa vers midi.

 Malheureusement, je ne vis pas le soleil de toute la journée et la promenade que j'envisageais à l'ombre des futaies et longeant la Rigole perdit, dans la grisaille, une grande partie de son charme.

J'arrivai vers 15 heures au moulin de Naurouze, un gîte privé, où je me retrouvai avec deux autres pèlerins, dont l'un était un parfait cuistot... quelle chance! Et l'omelette, et les pâtes merveilleuses qu'il nous fit! L'autre était un policier espagnol qui suivait le GR en VTT. La soirée se prolongea un peu en longues discussions.

 

 

 

 

Cathédrale de Villefranche de

 Lauragais

 

Jeudi 9 Juin.

Comme d'habitude, je partis tôt le matin, l'étape était longue et je voulais profiter au mieux des paysages du Lauraguais. Après avoir fait le tour de Montferrand, le long de ses anciennes murailles, je partis à la découverte de cette région. Des champs de blé, à perte de vue sur un terrain doucement vallonné, ondulaient sous un vent d'autan bien prononcé; sans exagéré, je me trouvais comme devant une mer toute blonde. Et puis ces sentiers fleuris de coquelicots, ce ciel qui s'éclaircissait, tout était fait pour me réjouir. Mais il fallait bien marcher, marcher...

Vers 11 heure, j'arrivai à Villefranche de Lauragais où je m'accordai une pause pour visiter la cathédrale.

Celle-ci est tout en briques; ses douze cloches sont assemblées tête bêche, deux par deux... Mais mieux qu'une description compliquée, je joins, ci-contre, une petite image de ce monument original qui parlera beaucoup mieux.                         

 

Un chemin fleuri du Lauragais.

 

 

Le chemin m'attendait et je ne pus prolonger trop longtemps ma visite. Je continuai donc vers Montgaillard Lauragais qui ne garde que sa forme arrondie de son ancienne vocation de place forte. Puis j'arrivai, après avoir emprunté un très mauvais sentier herbu et mal signalé, à la chapelle Sainte Colombe, près du pied d'un coteau surplombant la Visène. Enfin ce fut Baziège.

En arrivant au village, je trouvai deux pèlerins attablés devant un bière. Qu'arriva-t-il? je me joignis à eux, puis, après nous avoir désaltéré, nous rejoignîmes le gîte communal tout proche.

Nous passâmes une soirée très agréable; chacun s'étant partagé les courses pour la confection du dîner, ce fut un Hospitalier qui nous prépara alors une gigantesque tortilla; et alors ce furent des conversations interminables pendant une partie de la soirée.

 

 

Le Canal du Midi sous un soleil matinal.

Vendredi 10 Juin.

Ce sera la dernière étape de ma petite randonnée.

Je partis de bonne heure, comme les autres matins, mais avec en plus la pensée d'atteindre suffisamment tôt la gare Matabiau de Toulouse pour avoir une chance d'arriver à Pau dans le courant de l'après-midi. Pour plus de facilité, j'avais décidé d'emprunter l'ex chemin de halage du Canal du Midi (facilité de la marche et trajet plus court, soit environ 24 kilomètres). Comme prévu, le parcours se passa sans incidents. Je me trompai bien une fois, ne prenant pas le bon côté du Canal, mais l'erreur fut facile à rectifier au petit pont suivant.

Ce qui me marqua le plus en cette journée, fut le bruit et le va et vient apparemment désordonné des piétons, des vélos, des voitures... Je m'étais si bien habitué au calme et à la solitude!

 

 

 

 

 

 

Et voilà, il ne me restait plus qu'à monter dans le train qui me ramènerait à Pau où j'arrivai vers 16 heures. J'avais réalisé mon rêve et parcouru environ 350 kilomètres en onze jours de marche. Mes vieilles jambes n'en reviennent toujours pas.

Il me semble bien maintenant que cette expérience va éveiller en moi d'autres envies d'escapade.

 

 

 

 

 

Gare Matabiau de Toulouse.

 

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