2014, balade sur le Piémont Pyrénéen.

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C’est reparti pour une nouvelle randonnée sur le Piémont Pyrénéen. Cette fois, nous partirons de Pamiers pour essayer de rejoindre Pau en suivant la plupart du temps le GR 78. Dix étapes sont prévues, les réaliserons-nous malgré notre vieillesse qui se fait sentir subrepticement ; c’est le défi que Jean et moi nous nous sommes lancé.

Dans un premier temps nous allons rejoindre Pamiers par le train, via Toulouse, en laissant notre voiture au parking gardé de la gare de Pau et espérant bien qu’elle attendra sans impatience notre retour.

9 juin 2014    A notre arrivée, nous fûmes accueillis à la gare par Elisabeth qui était venue nous chercher pour nous conduire à son gîte distant de 8 kms. Elle en profita pour nous faire parcourir la ville et nous montrer l'endroit où elle nous ramènerait le lendemain matin pour notre départ. Nous en profitâmes pour admirer la cathédrale toute en briques rouges comme celle plus connue d'Albi.

La soirée au gîte (une ancienne gare) fut très conviviale et nous fûmes heureux d'y cotoyer une pélerine Sud-Africaine que nous devions rencontrer une autre fois à Saint Bertrand de Comminges où elle avait été obligée d'être convoyée pour des raisons de fatigue.

 

 

Cette étape, pas trop difficile, nous fit prendre conscience de la désertification galopante de certaines campagnes.

10 Juin 2014    Départ de Pamiers vers 7,30 h. Nous voulions partir plus tôt, mais notre hôte ne put pas nous acheminer à Pamiers avant 7,30h. Partis depuis le pied de la Cathédrale, notre marche fut très tranquille jusqu’aux premiers contreforts collinaires escarpés qui nous permirent de rejoindre Saint Victor Rouzaud ; ces rampes, bien qu’apparemment bénignes, nous donnèrent un petit aperçu de ce qui pouvait nous attendre les jours suivants. Puis après Sabarthès, où nous esquivâmes la boucle nord du GR78,  nous empruntâmes la D31 puis la D1a jusqu’à la jonction de ces voies avec le GR78 enfin de retour après ses divagations nordiques. Depuis ce point nous suivîmes le sentier qui contourne le Bois de l’Hospital et rejoint le Mas d’Azil en longeant  le lac de Filleit.

Arrivés au Mas d’Azil il ne nous resta qu’à retrouver le Temple Evangélique, vers lequel nous fûmes guidés par deux collégiennes qui sortaient de leur établissement scolaire. Au gîte, l’accueil du pasteur Borde fut des plus formidables; malheureusement son emploi du temps très serré mit un terme un peu rapide à nos discussions. Ceci fut quand même compensé par le petit déjeuner pris en commun, tôt le lendemain matin.

 

11 Juin 2014    Le matin, à 7 h, nous fiant aux recommandations du pasteur Borde, nous n’empruntâmes pas le GR à la sortie du Mas d’Azil. Ceci nous permit d’admirer et de pénétrer dans la formidable grotte de cette petite ville (le GR contourne ce lieu extraordinaire). Nous suivîmes donc la Rd 119 jusqu’au lieu dit le Sarret où nous rattrapâmes le GR78. Aux alentours de Maneyre, nous pûmes bavarder un temps avec un berger âgé qui nous fit goûter et apprécier le calme et la beauté du paysage. Un peu plus loin, vers Capet, pour casser la croûte, nous nous installâmes dans la cour d’une ferme dont les occupants étaient absents. Ils arrivèrent alors que nous mettions à la bouche les dernières miettes de nos sandwichs ; loin de nous faire remarquer notre sans gêne,  ils vinrent discuter avec nous  avec beaucoup de gentillesse. Il fallait bien continuer ; alors, en avant. Le reste de l’étape ne présentait pas trop de difficultés. Nous nous permîmes un assez long arrêt à Montjoie en Couserans pour en admirer la belle église fortifiée du XIVème siècle. Il ne nous restait plus que quelques kilomètres pour rejoindre Saint Lizier où nous eûmes le temps de faire le tour du palais des évêques et de visiter la cathédrale dont le cloître accolé est de toute beauté.

A gauche et à droite, quelques vues de Saint Lizier. Ce village est remarquable  et nous fûmes saisis d'admiration lorsque, en arrivant, nous découvrîmes le panorama de la ville étalée à nos pieds. Il en fut de même lors de nos promenades dans la vieille ville, puis dans la Cathédrale et autour du Palais des Evêques.

 

12 juin 2014    Comme d’habitude, départ vers 7 h. direction Englomer par des chemins sans difficultés. Arrivés à Englomer nous suivîmes un sentier longeant  le Lez jusqu’au village d'Allas. Puis nous traversâmes Arrout perché dans sa verdure. Enfin nous arrivâmes à proximité d’Audressein où nous eûmes la bonne idée de traverser un pont pour aller visiter les abords de l’église qui nous semblait bien jolie. Quelle bonheur l’approche de cette église Notre Dame de Tramesaygues et de  longer le torrent qui passe à proximité ; et puis cet aspect extérieur ancien, et encore ces peintures murales de la fin du  XVème siècle ! Il nous fallut nous arracher à cet état contemplatif… la route nous attendait. Arrivés à Argein vers 13 heures il fallait bien se sustenter, nous nous installâmes au bord d’un lavoir où nous rencontrâmes un couple de randonneurs accompagnés de leur petit toutou blanc, venus de Normandie et suivant aussi le Gr 78 ; nous devions les revoir plusieurs fois. Le reste de l’étape fut assez délicat : chemin défoncé avant Aucazein, montée très raide vers Buzan, et dernière côte pour rejoindre le fameux gîte Tatiana où nous arrivâmes un peu à l’aveuglette car il était indiqué avec une très grande parcimonie.

Ce gîte, en fait un ermitage à l’ancienne qui n’avait que peu à voir avec une chambre d’hôte, fut une grande surprise : douches dans le jardin derrière un vague rideau et avec de l’eau à peine tiède montée dans un seau et prise dans un tonneau où elle se réchauffait aux seuls rayons du soleil (faibles ce jour-là), toilettes sèches à 30 mètres du gîte. Le repas, à notre demande, nous fut servi par notre hôtesse ; il se composait d’une salade de tomates, d’une tourte aux orties, de fromage local avec du pain très rassis fait maison, mais aussi d’une bonne bouteille de vin rouge ; repas peut être frugal mais suffisant et pas mauvais du tout. Quant au couchage, un matelas posé à même le plancher, à l’étage accessible par une échelle meunière. Le petit déjeuner fut normal avec ce que nous avons pu trouver sur place. Peut être cet accueil peut paraître impossible, mais il nous restera malgré tout comme un de nos meilleurs souvenirs. En fin d’après midi il y eut un bel orage… nous étions à l’abri.

Ci dessous, quelques merveilles d'Audressein.

 

 

 

 

 

 

13 juin 2014    Et nous voilà reparti à l’heure habituelle. Nous descendons vers le village de Buzan où nous reprenons le GR78 à travers une forêt formidablement colorée par les rayons dorés de ce matin ensoleillé. Je crois me souvenir que nous fîmes une petite erreur de navigation qui nous fit passer dans Orgibet, mais cela ne rallongea que peu notre parcours. Nous continuâmes notre progression vers Galey et son monument aux morts de la guerre 14-18 très particulier. A la sortie du village, nous abandonnâmes le GR, pour rattraper le col de la Hourque en empruntant la RD 304b. A partir de là, de nouveau par le GR, nous rejoignîmes le village de Portet d’Aspet où nous pûmes nous procurer des sandwichs plantureux vraiment bienvenus pour combler nos estomacs creusés par la marche et insuffisamment satisfaits par le menu cistercien de la veille au soir ainsi que par notre petit déjeuner un peu  maigrichon.

 Nous partîmes alors à l’assaut du col du Portet d’Aspet, qui par la route doit être de deuxième catégorie, mais qui par le sentier présente par moment des pentes où il fallait presque se mettre à quatre pattes pour se hisser. Nous entamâmes alors un long parcours forestier à flanc de coteau. Ce sentier commun au GR78 et au « Tour du Pays des trois Vallées » est souvent étroit et presque toujours bordé de buissons de buis très denses qui lui donnent un aspect rassurant. C’était trompeur, car ce fut dans cette région que je me pris les pieds dans une pierre cachée par des feuilles tombées à l’automne et que je me retrouvai à terre, le nez en sang et le genou gauche meurtri. Jean se précipita, me releva et m’épongea le nez avec beaucoup de soin… rien de grave, il n’y avait qu’à continuer notre marche. Plus loin ce fut un orage, peu violent mais bien pluvieux qui, pendant un moment, nous obligea à nous revêtir de nos capes et à marcher dans de petits ruissellements. A Razecueillé nous pûmes enfin enlever nos capes et retrouver des chemins de qualité. Arrivés au gîte de Juzet d’Isaut, nous fûmes accueillis comme des rois ; confort et repas de qualité nous requinquèrent parfaitement. Nous y retrouvâmes le couple qui randonnait avec leur toutou.

Le monument aux morts de Galley en 1914 -1918.

On peut y lire ce cri de vaillance

"Debout les Morts".

 

 

 

 

14 juin 2014    Départ matinal exigé, nous partîmes donc d’un bon pied en direction de Cazaunous, puis du col des Ares à travers les bois de Groues et de Rouère. Puis ce fut la descente vers Saint Pé d’Ardet. En chemin nous suivîmes pendant une bonne centaine de mètres un chemin empierré qui nous sembla provenir d’une ancienne voie gallo-romaine. Cela nous fut confirmé par une personne entrevue dans le village même de Saint Pé, mais je n’en ai trouvé aucune trace sur internet et je pense que ce n’était qu’un chemin empierré et dallé beaucoup plus récent. Arrivés au village de Saint Pé nous prîmes le temps d’aller visiter l’église du village. Evidemment, celle-ci était malheureusement fermée. Mais dans la cour arrière de l’église nous eûmes la chance de trouver une personne, à l’affût, cherchant à photographier un couple de faucons qui nichaient dans un trou haut perché du mur de l’église.

C’est cette même personne qui nous parla de la présence des Romains et des marques qu’ils laissèrent dans la région comme cette probable voie Romaine que nous avions parcourue et cette Auge Cinéraire incluse dans un mur d’enclos près de l’église.

Il fallait bien repartir. Nous rejoignîmes Génos et à partir de ce village nous pénétrâmes dans la grande forêt domaniale de Sauveterre de Comminges où nous retrouvâmes des chemins bordés de buis et aussi une autre trace de voie empierrée. Nous rattrapâmes enfin Barbazan et, de là, Saint Bertrand de Comminges. Nous ne prîmes pas le temps de visiter Valcabrère, nous voulions avant tout arriver au gîte pour ensuite nous attarder dans Saint Bertrand et visiter l’ensemble du site.

Ci dessus et ci-contre :

     - Deux pélerins âgés posant devant l'église de Saint-Pé d'Ardet.

     - Face d'une Auge Cinéraire représentant un couple y ayant reposé.

 

 

 

Ci-contre : quelques détails de la Cathédrale de Saint Bertrand de Comminges.

-détail du porche de la Cathédrale.

- Dessus du tombeau de Saint Bertrand.

 

 

 

 

15 juin 2014    Démarrage à l’heure habituelle, pourquoi aurions-nous changé ? Le ciel était nuageux mais calme, la journée serait belle. Nous nous éloignions de Saint Bertrand et doucement la silhouette de la puissante cathédrale diminuait, mais dominait quand même de toute sa majesté les campagnes avoisinantes.

Cette étape dans un environnement vallonné et  souvent boisé ne fut pas aussi difficile que les précédentes. Toutefois, chaque fois que le relief et la végétation le permettait, nous pouvions toujours bénéficier de la vue imposante de la chaîne pyrénéenne dont on apercevait parfois les sommets encore enneigés.

Et puis, de temps en temps, comme les jours précédents, nous avions le plaisir de découvrir des statues ou des décorations étonnantes : ainsi cette statue de Saint Bertrand bénissant les pélerins avec sa cathédrale dans la main gauche ou encore cette curieuse décoration murale à la sortie d’un village représentant Saint Antoine portant le Petit Jésus et encourageant les pélerins.

L’approche de Lortet se fit après une descente qui semblait ne jamais finir. Enfin, après avoir suivi le torrent,  nous arrivâmes au gîte tenu par un anglais qui nous accueillit avec beaucoup de gentillesse ; à noter qu’il nous prépara un dîner merveilleux. Il n’y avait rien de plus à visiter dans le village aussi ce fut une soirée de tout repos.

Je crois me rappeler qu'Hélène Lucas, qui devait plus tard nous accompagner pendant deux étapes, était présente ce soir-là au gîte.

 

 

 

16 juin 2014    Nous devions rejoindre le Moulin des Baronnies, mais comme en suivant le sentier, l’étape aurait été trop courte, avec l’imagination qui nous caractérise, nous décidâmes de l’allonger copieusement.

D’abord à notre corps défendant, dès le départ, une erreur de navigation nous obligea à faire demi-tour après avoir déjà parcouru 1,5 km .

Puis, comme prévu, un peu plus de 1 km après Labastide, lors de la traversée de la D 26, nous continuâmes jusqu’au col de Coupe, pour prendre à droite. Nous nous mîmes alors à suivre une route forestière jusqu’au plat du Moula. C’est en ce lieu, et dans les massifs environnants que fut tourné le film bien connu « Le Pacte des Loups »; nous l’ignorions, mais un couple de randonneurs que nous rencontrâmes à proximité nous le précisa.

De là nous redescendîmes vers Esparros , puis nous rejoignîmes Le Turon, et ce fut au milieu d’un troupeau de vaches que nous traversâmes une prairie pour rejoindre Espèche ; enfin arrivés à Batsère, comme ce ne devait pas être notre jour, nous nous trompâmes encore, ajoutant  encore 1,5 km au compteur. La fin de l’étape fut tranquille, longeant un torrent nous fûmes quand même surpris de voir plusieurs arbustes complètement couverts de mousses et lichens. Enfin ce fut le Moulin des Baronnies qui nous hébergea sous une tente bien équipée où nous pûmes cuisiner les produits achetés sur place et dormir comme des loirs.

 

 

 

17 juin 2014    Bien entendu, à 7 h, c’était le départ. Arrivés à Bourg de Bigorre après 2 km de marche, nous flânâmes un peu pour trouver le bon chemin. Et alors, quelle surprise ! Nous fûmes rejoints par une pèlerine que nous avions déjà rencontrée à plusieurs reprises dans les gîtes qui nous avaient accueillis.

Elle aussi avait bénéficié d’un abri sous une tente au Moulin des Baronnies ; nous l'avions bien cotoyée quelques instants mais sans imaginer que nous pourrions plus tard cheminer ensemble, c’était Hélène Lucas. Arrivée à notre hauteur, elle nous demanda si elle pouvait nous accompagner jusqu’à Bagnères.

Cela ne nous posait aucun problème, mais nous l’avertîmes que l’itinéraire que nous avions préparé ne suivait pas toujours le GR78, mais que nous avions prévu de descendre plein sud vers Banios ; ce que nous fîmes, non plus à deux mais à trois. Arrivés à Banios, nous avions prévu de prendre un chemin forestier conduisant aux pelouses de Tourrarisse, mais l’étape eut alors été peut être trop difficile ; aussi nous abandonnâmes ce projet, et nous obliquâmes vers le col des Palomières en suivant la D 84.

Arrivés au col, ce fut le moment d’une belle pose casse-croûte. Puis, avant de repartir, nous profitâmes de la présence d'Hélène pour poser comme deux top-models. Nous recommençâmes alors notre marche en suivant de nouveau le GR qui nous mena à Gerde, puis enfin à Bagnères de Bigorre.

Et là, nous retrouvâmes le gîte du Chat qui Ronfle qui nous avait déjà accueilli en 2013.

Un coup installés, nous nous retrouvâmes de nouveau tous les deux pour aller faire nos courses et préparer notre repas. Nous en profitâmes aussi pour repérer le chemin qui le matin suivant nous permettrait de retrouver plus facilement le sentier que nous devions emprunter.

Entre temps, Hélène nous avait fait promettre de bien vouloir la prendre avec nous pour une partie de l’étape suivante qui devait, à Jean et à moi, nous permettre de rejoindre Lourdes. Elle avait prévue une étape bien plus courte que la nôtre ; en effet elle avait réservé une place dans un gîte à Cheust. Mais l’homme ou la femme propose et Dieu et les éléments disposent.

 

 

 

 

18 juin 2014    Nous nous retrouvâmes donc tous les trois autour du petit déjeuner pris autour de 6,30h, et comme d’habitude ce fut le départ vers 7h. Nous avions envisagé de faire un peu le même parcours que l’an dernier. Aussi nous partîmes par l’Arbizon, puis la Croix de Manse et la route forestière de l’Esquiou ; mais à l’inverse de l’année dernière, nous ne nous trompâmes pas au rond point d’Esquiou. Nous y fûmes accueillis amicalement par un troupeau de chevaux en liberté ; Jean put même nouer une amitié passagère. Après cet intermède, nous  continuâmes, l’âme en paix, vers les Soulagnets. C’est à partir de ce village que nous dûmes changer notre parcours. En effet, toute cette région venait d’être touchée par de très violents orages et les multiples éboulements de terrain nous obligèrent à choisir un autre itinéraire. Nous obliquâmes donc plein nord par la D 18 jusqu’à son croisement avec la D 99 que nous empruntâmes jusqu’à l’entrée de Germs sur l’Ossouet. Depuis la vallée, jusqu’à ce village haut perché, la route avait été complètement défoncée par les orages et nous apercevions à gauche, puis à droite des traces de nombreux glissements de terrain

Arrivés à proximité de Germs sur l'Ossouet, Hélène nous demanda de l'attendre cinq minutes pendant qu'elle allait frapper à l'entrée d'une ferme pour remplir sa gourde qu'elle avait vidée. Elle ressortit très vite de la maison et nous fit signe de venir la rejoindre : les gens de la ferme voulaient nous offrir un café. Evidemment nous acceptâmes et restèrent presque une demi heure à discuter avec les fermiers. Ils nous déconseillèrent de rejoindre le sentier vers Cheust car, à leurs dires, il était quasiment impraticable.

Nous décidâmes donc de suivre la D299 puis la D7 jusqu'au village des Angles. Alors, Hélène décida d'annuler son passage au gîte de Cheust et de nous suivre jusqu'à Lourdes.

. Arrivés aux Angles, nous n’avions plus de cartes valides, car nous n'avions pas prévu de passer par cette commune, ce qui fit que nous prîmes gaillardement la direction de Lourdes par la même D7 qui nous amena rapidement sur la D 937 et sa circulation intense. Aux Angles nous aurions dû plutôt prendre une petite route à gauche, le chemin de Sidalos, qui nous aurait aussi amené à Lourdes, mais sans cette grosse gêne de la circulation… trop tard. Arrivés à Lourdes, nous trouvâmes sans problème le gîte la Ruche qui nous avait déjà accueilli l’année dernière. Après une petite pose et une installation succincte, Jean et moi partîmes à la Grotte mettre un gros cierge et prier un peu pour tous nos proches. Puis nous allâmes faire de petites courses pour nous confectionner les sandwichs du lendemain. De retour au gîte Jean alla aider Jean Louis, notre hôte, à préparer le dîner collectif ; quant à moi, suivant nos habitudes, je me penchai sur l’itinéraire suivant.

 

 

 

19 juin 2014    Nous avions envisagé de rallier Pau depuis Lourdes, mais la sagesse nous  imposa de limiter nos ambitions ; aussi ce matin là, nous partîmes non pas pour Pau, mais pour Soumoulou, ce qui faisait quand même 30kms au lieu des 42 calculés. Bon, dès 7h, nous étions en route via le lac de Lourdes, puis Saint Vincent en suivant le sentier Henri IV devenu depuis peu un sentier de grande randonnée et indiqué comme tel. Cette balade, nous l’avions déjà faite dans l’autre sens il y a 2 ans, mais au contraire de cet autre passage, nous ne nous trompâmes pas et pûmes voir le petit dolmen de Peyre Duzets dont la table supérieure est écroulée. Nous y fîmes une petite pause, puis nous repartîmes pour rejoindre le carrefour qui nous permettrait de rejoindre Lucgarrier. Mais, pas de chance, peu avant d’arriver à ce fameux croisement, Jean se prit les pieds dans des pierres instables et imita mon ancienne bûche et s’affala de tout son long sur le chemin. A mon tour, je l’aidai à se relever ; ce n’était pas son nez qui saignait, mais son genou droit ; heureusement ce n’était pas trop grave et nous pûmes continuer notre progression

Arrivés enfin au carrefour entre le sentier et la petite route qui devait nous mener à Lucgarrier, nous nous installâmes pour casser la croûte sur des bancs et tables qui doivent servir généralement pour les agapes de chasseurs à la fin des battues au chevreuil ou au sanglier. Puis nous repartîmes vers Soumoulou via Lucgarrier et Gomer. Nous fûmes à Soumoulou aux environs de 16,20h. Nous n’avions plus qu’à attendre une bonne heure l’autobus qui, venant de Tarbes, devait nous convoyer à Pau.

Nous venions de parcourir quelques 300 kilomètres avec nos sacs sur le dos, et heureux en plus.

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Et oui, c'était fini pour cette fois-ci encore. Y en aura-t-il une autre ? Nous l'espérons tous les deux, mais les années qui passent s'accumulent sur nos jambes qui vont de plus en plus souffrir, non plus du poids du sac à dos, mais de celui de notre âge. On a beau se dire qu'on peut se sentir jeune à 77 ou 72 ans, mais est-ce aussi vrai qu'on veut bien le croire?

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