Chroniques de Lalongue

de 1789 à 1799.

C'est la période révolutionnaire.

Petits rappels historiques sur cette période qui englobe la partie la plus importante de la Révolution française.

L'Assemblée Constituante va du 9 juillet 1789 au 1er octobre 1791.

L'Assemblée Législative va du 1er octobre 1791 au 21 septembre.

La Convention va du 21 septembre au 26 octobre 1795.

Et le Directoire va du 26 octobre 1795 au 9 novembre.

Pendant toute cette période, les maires sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune.

 

Nous sommes le 25 août 1790 et nous trouvons la première page du registre municipal de la toute nouvelle commune. Celle-ci englobe alors Moncaubet et ce qui est maintenant Lalongue, moins le quartier Bésecourt qui est cependant plus ou moins associé à cet ensemble. Je ne peux résister à l'envie de vous faire partager au moins une partie de ces documents. Ceux-ci concernent l'organisation du recensement des Citoyens Actifs (1) de la commune qui doit faire suite à un décret de la Convention du 12 juin 1790 rendant obligatoire que les Citoyens Actifs soient recensés pour entrer dans la Garde Nationale afin de pouvoir exercer leurs droits (entre autre participer aux élections municipales).

- 1 Etait en principe considéré comme Citoyen Actif toute personne mâle de plus de dix huit ans qui payait en impôt l'équivalent d'environ trois journées de travail et résidait dans la commune depuis au moins un an.

Sur ce document il apparaît que le Maire d'alors (c'est le premier Maire de Lalongue) était Jean Chaperot qui avait été précédemment second Jurat; malgré tous les chamboulements de ce début de la Révolution, la même hiérarchie sociale semblait contrôler la commune. Jean Chaperot est alors secondé par Mathieu Loustalan et Pierre Poulit appelés Officiers Municipaux et que l'on retrouvera tout au long de la période révolutionnaire. Il y a aussi un autre personnage, Bernard Capdeville, dans le rôle de Procureur (celui-ci est le représentant de l'autorité de l'Etat et veille à la bonne exécution des lois). C'est la fin de l'hégémonie du seigneur et de celle du curé bien que celui-ci garde encore un rôle important pour un certain temps encore.

 

Attention :

Les paragraphes de couleur marron sont la transcription quasi mot pour mot des textes originaux. Toutefois certains de ces paragraphes ont été très légèrement retouchés pour assurer une meilleure compréhension, (ponctuation et mots de liaison) ; de même l'orthographe a été corrigée pour correspondre à celle généralement utilisée de nos jours.

Il est possible d'agrandir certaines images; pour cela, cliquez avec la souris sur le dessin sélectionné; lorsque l'image apparaît agrandie, il est encore possible de lui donnée une taille maximum en cliquant de nouveau sur l'image. Pour revenir à la page, cliquez sur la flèche  <--- en haut à gauche d'internet explorer.

 

Le 25 août 1790

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"L’an mille sept cent quatre vingt dix, et le vingt cinq août, sont assemblés en Conseil Général de la présente commune de Lalongue, Jean Chaperot maire, Mathieu Loustalan, Pierre Poulit officiers municipaux,  avec l’assistance de Bernard Capdeville procureur de la dite commune. Celui-ci a dit que le décret de l’Assemblée Nationale du douze juin dernier ayant été publié aux formes ordinaires, il convient que le présent registre soit ouvert aux fins que les citoyens actifs du dit lieu et leurs enfants âgés de dix huit ans puissent y être inscrits en conformité du dit décret, requérant l’Assemblée de délibérer là-dessus, et a signé.

                                   Capdeville   Procureur.

 

Sur quoi, il a été arrêté, en conformité du dit décret, que le présent registre demeurera ouvert pendant l’espace d’un mois à compter de ce jour entre les mains du dit Chaperot Maire, afin que les citoyens actifs du dit lieu et leurs enfants puissent s’y faire inscrire sous les peines portées par le dit décret . Fait et délibéré en Conseil Général de la dite commune le vingt cinq août mille sept cent quatre vingt dix.

                                Chaperot   Maire

Castagnet     Greffier                          Loustalan Officier        Poulit  Officier  

Tout de suite, Jean Chaperot Maire et Mathieu Loustalan, Pierre Poulit Officiers municipaux et Bernard ....            

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... Capdeville Procureur de la commune et Pierre Castagnet, secrétaire Greffier, pour satisfaire au dit décret, se reconnaissent inscrits sur le présent registre. En conséquence, ils se soumettent à toutes les obligations contenues dans le décret, en foi de quoi, ils ont tous signés.

Capdeville          Lousalan          Poulit          Castagnet     Chaperot

  Procureur           Officier          Officier          Greffier       Maire

                   

Monsieur Pierre Larrieu prêtre et curé du présent lieu de Lalongue s’est présenté pour satisfaire au dit décret et a signé.      Larrieu  Curé  

Jean Chaperot s’est présenté pour satisfaire au dit décret et a signé.    Chaperot Maire  

Bernard Chaperot fils aîné s’est aussi présenté pour satisfaire au décret et n’a signé pour ne savoir ; interpellé (paraphé à sa place) par moi.    Chaperot Maire  

Pierre Manuguet s’est présenté pour satisfaire au décret  et n’a su signer ; par moi interpellé.     Chaperot   Maire  

Jean Castetbielh s’est présenté pour satisfaire au décret et n’a su signer ; par moi interpellé.   Chaperot Maire  

Jean Soubirou s’est présenté pour satisfaire au décret et a signé.   Soubirou  

Pierre Castagnet s’est présenté pour satisfaire au décret et a signé.   Castagnet  

Jean Grangé s’est présenté pour satisfaire au décret et n’a su signer ; par moi interpellé.   Chaperot Maire  

Jean Moutat s’est présenté pour satisfaire au décret et n’a su signer ; par moi interpellé.  Chaperot Maire  "

 

Suivent ainsi neuf autres pages dans lesquelles tous les citoyens actifs de Lalongue et leurs enfants de dix huit ans et plus vont se présenter pour satisfaire au décret et signer ou déléguer au Maire leur signature.

A la suite de ce recensement fut formé un régiment de la garde nationale dont voici la composition.

 

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Le 21 mars 1791 il fut décidé "après que la lecture nous a été faite par le greffier du décret de l'assemblée Nationale des 20,22 et 23 novembre 1790 approuvé par le Roi le 1er décembre suivant concernant la contribution foncière " de partager Lalongue en trois Sections. (Celles-ci seront celles que l'on retrouvera sur le cadastre Napoléonien édité en 1835 et dont nous avons quelques images sur d'autres pages de ce site.) La Section de Moncaubet correspondait  à l'ensemble du territoire qui fut remis à Simacourbe en 1875. Moncaubet, avant la Révolution dépendait de la paroisse de Simacourbe et n'était réuni à Lalongue que depuis la création des communes à la fin de 1789. Il faut noter aussi que le quartier Besecourt ne fait pas encore vraiment parti de la commune de Lalongue.

 

Le 13 Novembre 1791, Mathieu Loustalan est élu Maire.

13 Novembre 1791  "L'an 1791, et le treize novembre au lieu dit de Lalongue, et lieu des séances de la dite communauté, en assemblée générale des citoyens actifs du lieu, nous nous sommes assemblés, conformément au décret de l'Assemblée Nationale du quatorze décembre mille sept cent quatre vingt neuf, pour procéder au remplacement d'un Maire, d'un Officier Municipal, d'un Procureur et de trois Notables. Et il a été arrêté par la voix des suffrages et la pluralité absolue, que le nommé Mathieu Loustalan a été proclamé pour Maire et que ce dernier a accepté. et ensuite ..."

Sont nommés ensuite François Latute comme Officier Municipal et Pierre Poulit comme Procureur; enfin Lussiaa, Menyette et Hourcet sont choisis comme Notables. (Il y avait d'autres Notables qui alors n'avaient pas été remplacés). 

Pour avoir une idée de la transmission des lois à la population, voici un exemple datant du 18 décembre 1791 " aujourd'hui dix et huit décembre mille sept cent quatre vingt onze, au lieu ordinaire de la communauté du lieu de Lalongue, après la messe paroissiale du lieu a été lu et affiché... " . On était encore dans le contexte religieux de l'ancien régime.

 

24 décembre 1791.  Un petit aspect des chicaneries normales dans un petit village. "  Ouï, le rapport du procureur, qui a dit qu'il conviendrait de prendre un arrêté concernant les bordures et carrefours des chemins existants dans ce lieu pour qu'aucun propriétaire n'en prenne jouissance et ne s'en rende maître absolu ...

....Il est donc défendu à tout propriétaire, quel qu'il soit, conformément aux décrets, d'empiéter dans le long des chemins, ni d'enlever des gazons, ni pierres, ni touye, ni fougère, ni de même aucun arbre y croissant et existant, sans la permission du Conseil Général de la Commune. Et pour le dit Conseil il est demandé d'employer le revenu (de ces permissions) à l'entretien des dits chemins et d'en rendre fidèle compte.

Mais il y a déjà dès à présent quelques propriétaires qui ont la hardiesse d'y empiéter et de s'en former des lopins à leur bon gré et volonté et sans aucune autorisation; ils en sont défendus par le décret de l'Assemblée Nationale et contraint de se retirer dans leurs propriétés et en même temps devront payer les dégradations et des amendes suivant la gravité du cas. Les amendes ne pourront être en dessous de trois livres ni excéder vingt quatre livres...." Il n'y a rien de nouveau, un mètre carré est un mètre carré.

 

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 Le 26 Février 1792, élection de Pierre Poulit.

"L'an 1792 et le 26 février, au lieu dit de Lalongue, l'Assemblée Générale des citoyens du dit lieu, et au lieu ordinaire des séances de la communauté, a été réunie sous le ministère de Bernard Lacoste et François Latute Officiers municipaux du dit lieu et  l'assistance de Pierre Poulit Procureur. L'assemblée ayant été formée, il a été présenté par le ministère de Bernard Lacoste officier municipal que le sieur Loustalan Maire a fait sa démission à cause de son infirmité et principalement d'une affliction qu'il a aux yeux. Et donc l'assemblée a accepté sa démission. Et ensuite on a procédé au remplacement par scrutin individuel et à la pluralité absolue et celui qui a réuni plus de voix est le nommé Lamarquette dit Hau qui a refusé d'accepter suivant la liberté de la loi et sur le champ on a passé à un second tour de scrutin par voix des suffrages et de même à la pluralité absolue et celui qui a réuni plus de voix est le nommé Poulit Procureur qui a remercié en même temps de la dite charge de Procureur et a accepté celle de Maire..."

 

Le 18 Janvier 1793. "...le Conseil Général s'est assemblé au lieu ordinaire des séances de la municipalité, en conformité de la loi du 20 décembre dernier et de l'article second de la dite loi, afin de nommer un officier publique pour constater les actes de naissance, mariage et décès... Le citoyen Castagnet est celui qui a réuni le plus de voix, sur dix votants, il en a eu six..." En effet le curé Larrieu, comme alors tous les membres du clergé, avait été démis de ses fonctions anciennes d'agent publique, peut être même avait il été reclus, mais où ?

 

Le 19 Mars 1793, réélection de Mathieu Loustalan.

 "L'an 1793, an 2 de la République française ... Après la nomination  des trois scrutateurs, l'assemblée a nommé un Maire au scrutin individuel à la pluralité absolue des voix. Et après le dépouillement qui a été fait, aucun sujet n'a eu la pluralité absolue. Les citoyens Poulit et Loustalan étant ceux qui ont réunis le plus de voix et étant tous les deux candidats, on est passé à un second scrutin. Après qu'on a dépouillé les billets et rendu les résultats, on a proclamé que le citoyen Loustalan a eu vingt trois voix sur quarante et par cet ordre se trouve élu Maire..."  

  Mathieu Loustalan devait donc être guéri !  

Et on change de calendrier.

Le 7 floréal an II (27 avril 1794) On fait l' "Etat des meubles, immeubles, ornements, rentes, créances dont jouit la fabrique de l'église succursale de la commune de Lalongue". Entre autre, on y trouve "un soleil, un calice, un ciboire etc... Puis une cloche, une clochette ou bien sonnette... Et encore une armoire cassée, un confessionnal, un bonnet carré, une croix en fer". Huit obligations ont été recensées dont celle-ci "de mai 1727 de Roubi de Lannecaube en faveur de Jacques Berdalle de Lalongue somme de 49 livres et 18 sous."  Le curé ou la fabrique faisaient ils aussi plus ou moins office de notaire ?

En fait le clergé de Lalongue ne semblait pas avoir été très fortuné. 

 

Saint Just

Le 2 thermidor an II (21 juillet 1794) Mise sous séquestre des biens du du Châtelain.

"L'an second de la république une et indivisible et le deux thermidor au lieu de Lalongue et dans le lieu ordinaire de nos séances, nous Maire et Officiers municipaux du dit lieu, vu l'arrêté du dix ventôse, approuvé par le Représentant du peuple Monestier (du Puy de Dôme), concernant le séquestre des biens des citoyens reclus, après avoir ouï l'agent national, la  Municipalité arrête que les citoyens Chaperot, Labat, Hourcet, Lupiaa, Poulit et Moy sont nommés Commissaires gardiens pour veiller et retirer les fruits pendants aux biens du citoyen D'Arripe reclus et qui sont portés au procès-verbal du 26, 27, 28 et 29 ventôse. Ces Commissaires en prendront copie au greffe de la municipalité et se conformeront au dit arrêté du 19 ventôse et 15 messidor suivant..."

 A noter que les arrêtés dont il est question sont connus sous l'appellation des lois de ventôse. Elles sont l'oeuvre de Saint Just et concernent "la mise sous séquestre des biens des suspects reconnus ennemis de la République".

Il est question de D'Arripe ; c'est lui qui venait de faire construire le Château de Lalongue ; quant à Monestier du Puy de Dôme il était peut être un commissaire de la République chargé de faire respecter ces lois. On le retrouve une autre fois quelque temps plus tard.

 

Les 15 et 16 thermidor an II (3 et 4 août 1794)  Réunification du quartier Besecourt à Lalongue.

"Le citoyen Cabé jean cadet, agent de la commune du lieu de Bezacourp expose que cette commune est dans le centre de la commune de lalongue et qu'elle n'est composée que de neuf maisons... La  dite commune a arrêté de demander la réunion avec la commune de Lalongue comme il en est déjà, et à mémoire perdue, pour la sépulture commune et, pour le présent, au Temple de la Raison ...

... et la réponse du Conseil Général de la commune de Lalongue du 16  par laquelle il déclare accepter la réunion proposée par les habitants de Bezacourp... il y aura dorénavant qu'une seule et même matrice de rôles pour les contributions foncières et mobilières."

Il faut noter le changement d'orthographe du nom de ce lieu-dit, Bezacourp au lieu de Besecour aujourd'hui.

Notez aussi qu'il n'est plus question de l'Eglise de Lalongue  mais du Temple de la Raison. Créé en 1793, à l'instigation principale de Robespierre, le culte de la Raison était censé remplacer le christianisme. Ce culte, si on peut l'appeler ainsi, ne dura qu'une très courte période.

 Et la vie continue.

 

Le 1er fructidor an II (18 août  1794), le citoyen Lapouble gérant du sieur D'Arripe refuse de livrer une charrette avec des boeufs pour effectuer une livraison à Pau. Devant l'insistance des envoyés de la municipalité il "a toujours persisté à son refus qu'il a fallu user de la force publique pour prendre les équipages. Le dit Lapouble a grondé en faisant des menaces à la Municipalité et même s'est rendu rebelle de même que son domestique nommé Farandou fils cadet restant dans le domicile du dit D'Arripe, qui a donné une secousse à un citoyen qui était requis par la municipalité... En conséquence avons dressé le présent verbal... pour être porté au comité de surveillance..."

 

 Le 18 nivôse an III (8 janvier 1795) Suite à un ordre de réquisition " les propriétaires de la commune de Lalongue, Moncaubet et Bezacourp ci-après nommés verseront incontinent, après notification du présent arrêté, dans la maison commune, ci-devant presbytérale , chacun leur quote-part de froment, seigle ou orge ou bien de farine de l'une ou l'autre de ces espèces de grains qui leur va être adjugée d'après leur déclaration... "

Suit une liste de 38 " cultivateurs, fermiers ou propriétaires".

 

On peut noter ici une indication sur la localisation de la maison commune (mairie) qui devait être la maison la plus proche de l'église et habitée actuellement par madame Segas. Quant aux réquisitions, elles de succédaient ; et les Lalongais devaient bien commencer à se demander s'ils avaient vraiment gagné quelque chose dans ce changement de régime ?

 

Le 3 germinal an III (13 mars 1795), confirmation de Mathieu Loustalan  comme Maire par Le Juge de Paix de Lembeye Sorbe.

 

Le 14 prairial an III (3 juin 1795), "

Tableau des jeunes gens de dix huit à vingt cinq ans qui existent dans la commune de Lalongue.

Latute aîné, Cassou cadet, Lamarquet aîné, Hourcet puîné, Hourcet troisième né, Paloque aîné, Arramon marchand quincailler, Mirassor, Couchat, Guichot et Lacoste aîné.

Les citoyens ci-dessus sont requis, en exécution de l'arrêté du Département en date du 4 prairial courant, par le ministère de Capdeville ... de se tenir prêts à marcher pour le chef-lieu du district pour y passer la revue à la première réquisition. A Lalongue, le 14 prairial l'an 3 de la République une et indivisible."

 

 

L'image représente un soldat républicain en 1796. A ce moment là, les troupes étaient assez dépenaillées et découragées.

 

 

 

Le 13 fructidor an III (31 août 1795), du nouveau pour la religion. 

 " Ce jourd'hui treizième jour du mois de fructidor an 3 de la République française est comparu Jean Saubanéa, lequel a déclaré qu'il se propose d'exercer la ministère d'un culte connu sous la dénomination de Catholique dans l'étendue de cette commune et celle de Moncaubet et a requis qu'il lui soit décerné acte de sa soumission aux lois de la république; de laquelle déclaration il lui a été donné acte, conformément à la loi du 11 prairial ..."

Saubanéa avait été auparavant curé de Monassut. En fait la liberté de culte avait été rétablie par la loi du 3 ventôse an 3 (21 février 1795). Les cultes étaient autorisés mais sans ostentation et sans mise à contribution de l'Etat. Evidemment le Culte de la Raison avait vécu.

A partir de cette date, on trouve beaucoup moins d'informations dans le registre municipal; on peut toutefois lire les différents serments que l'on fait prêter à l'abbé Saubanéa.

 

Le 30 brumaire an IV (21 novembre 1796) "... devant nous Loustalan Maire, est comparu Jean Saubanéa, habitant à Lannecaube, lequel a fait la déclaration dont la teneur suit. Je reconnais que l'universalité des citoyens français est le souverain et je promets soumission et obéissance aux lois de la République. Nous lui avons donné acte de cette déclaration et a signé avec nous".

 

Le 1er vendémiaire an VI (22 septembre 1798) " Conformément à la loi, le citoyen Saubanéa prêtre a prêté le serment prescrit par la loi de la haine à la royauté et à l'anarchie et d'attachement et de fidélité à la République et à la Constitution de l'an 3, la dite loi étant du 19 fructidor an 4 et ce serment a été prêté devant l'agent et l'adjoint municipal..."

Quand même, on ne lésinait pas pour assurer la soumission du curé à la République. 

 

Le 4ème jour complémentaire an VIII (20 septembre 1800), le Conseil Municipal prépare le budget pour l'an IX.  

 Les membres composant le Conseil municipal de la Commune de lalongue, extraordinairement convoqué par le Maire se sont réunis au lieu usité des séances dans l'objet de s'occuper de la fixation des charges de la Commune pour l'an 9...

A savoir.

1.......... Pour la réparation des chemins vicinaux ...................................     30 Francs

2...........Entretien de l'horloge et loyer de la maison commune ...............     54 Francs

3...........Frais des registres destinés à l'état civil ................................     20,62 Francs

4...........Remise au percepteur ..........................................................    44,49 Francs

5...........Frais du Bureau en papier, encre, plumes, port de lettres,

             abonnements au bulletin des lois .............................................     56 Francs

6...........Traitement du secrétaire ..........................................................     24 Francs

7.........Pour le graveur du sceau ...........................................................      9 Francs

 Total..........................................   238, 11 Francs"

La Révolution Française perdait de sa violence et s'acheminait progressivement vers le coup d'état de Napoléon Bonaparte.

 

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